
Louis Gallois ne peut plus le cacher : avec un euro aussi fort, Airbus a du plomb dans l’aile. Pour tenter de remédier à la situation, il songe de plus en plus ouvertement à délocaliser la production…
"Nous n’avons pas le choix", a déclaré le patron d’Airbus sur Europe 1. Airbus a connu bien des ratés depuis quelques mois, mais le problème numéro un demeure l’euro, qui alourdit chaque jour un peu plus ses comptes. Les avions sont facturés en dollars, mais les coûts de production restent en euro : logiquement, le grand écart des taux de change devient de moins en moins supportable.
Pour Louis Gallois, "les Américains se sont engagés dans une politique du dollar faible dont on ne voit pas le bout". A l’image de nombre d’industriels européens, les dirigeants d’EADS décrivent volontiers le dollar comme une "épée de Damoclès" qui menace directement l’industrie sur le Vieux Continent. Et personne n’ose sérieusement imaginer un virage de la part des autorités américaines, qui trouvent là un moyen aisé d’accroître la compétitivité de leurs exportations dans un contexte mondial terriblement concurrentiel.
Aujourd’hui, la fabrication d’un Airbus est entièrement réalisée en Europe, mais la situation risque fort de changer dans les années qui viennent. Les tout premiers Airbus assemblés hors d’Europe sortiront de la nouvelle usine de Tianjin, au sud-est de Pékin, en 2011. Ces A320 seront en priorité destinés au marché asiatique, actuellement en plein boom.
"Nous n’avons pas le choix", a déclaré le patron d’Airbus sur Europe 1. Airbus a connu bien des ratés depuis quelques mois, mais le problème numéro un demeure l’euro, qui alourdit chaque jour un peu plus ses comptes. Les avions sont facturés en dollars, mais les coûts de production restent en euro : logiquement, le grand écart des taux de change devient de moins en moins supportable.
Pour Louis Gallois, "les Américains se sont engagés dans une politique du dollar faible dont on ne voit pas le bout". A l’image de nombre d’industriels européens, les dirigeants d’EADS décrivent volontiers le dollar comme une "épée de Damoclès" qui menace directement l’industrie sur le Vieux Continent. Et personne n’ose sérieusement imaginer un virage de la part des autorités américaines, qui trouvent là un moyen aisé d’accroître la compétitivité de leurs exportations dans un contexte mondial terriblement concurrentiel.
Aujourd’hui, la fabrication d’un Airbus est entièrement réalisée en Europe, mais la situation risque fort de changer dans les années qui viennent. Les tout premiers Airbus assemblés hors d’Europe sortiront de la nouvelle usine de Tianjin, au sud-est de Pékin, en 2011. Ces A320 seront en priorité destinés au marché asiatique, actuellement en plein boom.
Une usine américaine pour fournir l'US Air Force
Mais ce mouvement d’"externalisation" pourrait également toucher le secteur de l’aviation militaire : EADS a promis la construction d’une usine d’assemblage dans l’Alabama si l’armée américaine décide de signer un contrat actuellement en discussion, portant sur la livraison de 180 appareils. Et puisque le modèle proposé par Airbus est un remake militarisé de l’A330, il n’est pas incongru d’imaginer que des avions civils puissent un jour sortir de cette hypothétique unité d’assemblage américaine.
Airbus devient une entreprise réellement mondiale et tente donc de convertir son appareil productif aux exigences du marché. Quelques mois après l’annonce du plan de relance Power 8, qui prévoit la suppression de plusieurs milliers d’emplois, le désormais traditionnel schéma des délocalisations se poursuit. Les employés de Méaulte (Somme), dont l’usine doit être prochainement cédée, apprécieront. Et plus généralement, tous les ouvriers et employés de l’industrie européenne…
Airbus devient une entreprise réellement mondiale et tente donc de convertir son appareil productif aux exigences du marché. Quelques mois après l’annonce du plan de relance Power 8, qui prévoit la suppression de plusieurs milliers d’emplois, le désormais traditionnel schéma des délocalisations se poursuit. Les employés de Méaulte (Somme), dont l’usine doit être prochainement cédée, apprécieront. Et plus généralement, tous les ouvriers et employés de l’industrie européenne…

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